Dépenses touristiques : un levier économique réel mais fortement structuré par les choix d’hébergement et de mise en marché
Le tourisme constitue une activité économique significative pour le territoire, avec une dépense moyenne d’environ 49 € par nuit et par personne, un niveau inférieur à la moyenne régionale (69 € en Auvergne-Rhône-Alpes). Malgré cet écart, la dynamique de consommation reste bien présente et constitue un levier de développement local.
Une distinction nette apparaît selon le type d’hébergement. Les visiteurs en hébergement marchand dépensent nettement plus (environ 66€ par personne et par nuit) que ceux en hébergement non marchand (environ 30 €). Au-delà de l’hébergement lui-même, cette catégorie concentre des clientèles plus contributives et plus actives en termes de consommation locale. Le budget moyen d’un séjour marchand atteint ainsi près de 750 € par groupe, avec une répartition dominée par l’hébergement (plus de 50 %), suivi de la restauration (environ 25 %), puis des activités, achats et déplacements.
Si la clientèle non marchande est moins contributive en moyenne, elle génère néanmoins des retombées locales non négligeables, notamment sur la restauration, les activités et les produits locaux, parfois même avec des niveaux de dépenses unitaires supérieurs sur ces postes.
Les principaux leviers de création de valeur touristique
Au-delà des volumes, l’enjeu pour le territoire réside dans la capacité à orienter et structurer la dépense vers des postes à forte valeur ajoutée locale.
L’hébergement joue un rôle central : il ne constitue pas seulement une dépense, mais un facteur d’organisation du séjour. Sa localisation, son niveau de conseil et son intégration à l’offre locale influencent directement la consommation sur le territoire.
La restauration représente un poste majeur de dépense (environ 180 € par séjour et par groupe) et un marqueur fort de l’image de destination. Le potentiel repose moins sur la montée en prix que sur la lisibilité de l’offre et la facilité pour les clients à concrétiser leur réservation, qu’il s’agisse de trouver un restaurant ouvert ou un endroit où manger une glace avec les enfants.
Les activités et loisirs (environ 120 € par séjour) constituent un levier particulièrement sensible à la mise en marché : clarté de l’offre, actualisation de l’information, simplicité de réservation et propositions adaptées aux conditions de séjour sont déterminants pour stimuler la consommation. Il est donc capital de proposer des solutions personnalisables selon la durée du séjour, la présence ou non d’enfants, la météo ou encore les offres disponibles du moment.
Enfin, les produits locaux et l’artisanat jouent un rôle d’ancrage territorial et de prolongement de l’expérience. La demande est réelle mais souvent sous-captée, non pas par manque d’envie, mais par manque de lisibilité. Le potentiel des achats locaux dépend surtout de leur visibilité et de leur accessibilité.
En synthèse
La valeur économique du tourisme ne dépend pas uniquement du volume de visiteurs, mais surtout de la capacité du territoire à structurer, guider et faciliter la dépense. L’hébergement, la restauration, les activités et les achats locaux constituent autant de leviers complémentaires pour renforcer les retombées économiques et mieux capter la valeur créée par les séjours.



